Zoom sur l’ASH : l’aide sociale à l’hébergement
L’ASH, gérée par le conseil départemental, aide à couvrir le coût de l’hébergement pour les personnes en perte d’autonomie et à faibles ressources. Sa particularité : elle est subsidiaire, c’est-à-dire que son octroi passe après le calcul des droits aux autres aides (retraite, APL, allocation adulte handicapé…). Mais elle peut permettre de financer une bonne partie — voire la totalité — du loyer, charges comprises, s’il reste un « reste à vivre » minimal au bénéficiaire (fixé chaque année par décret).
Les conditions à remplir
- Être âgé de 60 ans ou plus
- Résider de façon stable en France
- Disposer de ressources inférieures au plafond fixé par le département (il varie selon les territoires, mais se situe souvent autour de 1 000 € à 1 200 € pour une personne seule)
- Intégrer une résidence habilitée à l’aide sociale
Comment la demander ?
La demande se fait auprès du CCAS (Centre communal d’action sociale) ou directement auprès du département. Elle exige la fourniture de nombreux justificatifs (ressources, avis d’imposition, relevés de comptes, etc.). La décision peut prendre plusieurs mois.
Les familles peuvent-elles devoir contribuer ?
Oui : le département peut demander une participation à l’obligation alimentaire (parents, enfants, petits-enfants) selon les revenus de la famille. Chaque cas est apprécié individuellement ; des dispenses sont prévues en cas de litiges graves – voir le guide de la CNSA (source).