Pourquoi une limite de 90 jours ? Une question d’équilibre
Le plafond des 90 jours n’est pas arbitraire : il s’inscrit dans une volonté de préserver l’essence même de l’accueil temporaire, c’est-à-dire une solution transitoire, ponctuelle. Cette limite empêche également l’engorgement des places en établissements dédiés à l’accueil temporaire, afin de garantir leur disponibilité pour des situations d’urgence ou de relai des aidants.
L’Étude nationale de la DREES sur l’accueil temporaire (DREES, mars 2023) indique que sur environ 15 000 personnes âgées accueillies temporairement chaque année en France, moins de 10% atteignent la durée maximale : la grande majorité des séjours durent en moyenne 24 jours. Les principaux usages sont :
- Périodes de relai pendant les congés de l’aidant (8 à 15 jours typiquement)
- Sorties d’hôpital (séjours de 3 à 6 semaines)
- Périodes d’évaluation de la vie en collectivité
Cette limite de durée protège aussi les droits de la personne hébergée, en l’invitant, si le besoin se prolonge, à basculer vers un contrat d’accueil permanent qui offre davantage de garanties (accompagnement médical, projet de vie individualisé…).